Le Tour du Beaufortain

March'enThise-Logo.jpgLe Tour du Beaufortain

 Fin juillet, huit intrépides randonneurs thisiens se sont lancé dans un treck d’une semaine par étapes de 6 à 9 heures, de refuge en refuge dans le massif du Beaufortain. Ils nous racontent leur parcours (voir l’itinéraire du treck ci-dessous).

Article rédigé par Noël David

01_Tour-du-Beaufortain_Carte-450.jpgItinéraire du treck et les différentes étapes

Le Beaufortain attire les adeptes de la randonnée pour ses somptueux paysages très verdoyants, sa multitude de chalets disséminés dans la montagne, ses alpages, ses nombreux troupeaux (de races Tarine et Abondance : Beaufort obligeet surtout pour le massif du Mont Blanc qui est visible une bonne partie du tour lorsque le temps le permet, hélas pas pour nous ! Et l’emblématique Pierra Menta, étonnant obélisque de pierre facilement repérable de loin.

02_massif-Mont-Blanc-450.jpgLes différents reliefs du massif du Mont Blanc

Cliché © Noël David

03-pierra-menta-450.jpgLa Pierra Menta, obélisque visible de loin

Cliché © Noël David

Mercredi 23 juillet : Regroupement au refuge de Lachat situé sur la Commune de Crest-Voland à proximité du Col des Saisies et transfert des voitures au-dessus de Moliessoulaz terme de la randonnée. Le gîte de Moliessoulaz n’ayant pu nous accueillir, le dernier hébergement se fera au gîte des Charmettes à Arêches.

05Pierra-Menat-e-tlac-de-la-Griotte-450.jpgLe lac de la Griotte.  En arrière-plan émerge la Pierra Menta

Cliché © Noël David

04-450.jpgVue du col de Véry : au pied du Mont de Vorès, le refuge de la Croix de Pierre Cliché © Noël David

05Pierra-Menta-et-lac-de-la-Griotte-450.jpgVue du col du Joly : la retenue de la Girotte Cliché © Noël David

Jeudi 24 juillet : Refuge de Lachat (1556 m) – Refuge de Roselette (1871 m)

Temps couvert (il a plu la nuit). Le massif du Mont Blanc sera aux abonnés absents toute la journée. Départ de Lachat pour  l’ascension du Chard du Beurre (1889 m), puis une légère descente jusqu’au col de la Lézette et parcours de la route des crêtes jusqu’au col de Véry (1962 m). Pause casse-croûte et pour l’après-midi, un long sentier en balcon, rendu pénible parce que très boueux, pour rejoindre le col du Joly (1989 m) avec en prime un gros orage. Le refuge de Roselette (pour 2 nuits) sera le bienvenu après 23 km et 8 heures et demie  de marche, 780 m de positif et 450 m de négatif.

Vendredi 25 juillet  : Variante au-dessus des Contamines

Pour cette variante, nous avons fait le bon choix. Magnifique journée. Le soleil inonde le massif du Mont Blanc. Retour au col du Joly dans un cadre de verdure, celui du domaine skiable des Contamines, puis ascension  de l’Aiguille Croche  (2487 m). Au sommet un panorama grandiose s’ouvre à nos yeux : le massif du Mont Blanc, la crête du Mont Joly, Megève, la vallée du Beaufortain. On ne se pressera pas pour regagner le refuge. Ce sera la plus belle journée de notre rando. 650 m en positif et négatif.

02_Massif-du-Mont-Blanc2-450.jpgVue splendide sur le Massif du Mont Blanc

Cliché © Noël David

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Cliché © Noël David

07-Crête-du-Mont-Joly-450.jpgLa crête du Mont Joly Cliché © Noël David

08-Vallée-du-Beaufortain-450.jpgAu-dessus de Megève Cliché © Noël David

09-vallée-du-Beaufortain-450.jpgVallée du Beaufortain Cliché © Noël David

Samedi 26 juillet : Refuge de Roselette (1871 m) – Refuge de La Lai (1818 m)

Temps maussade, plafond nuageux très bas et pluie pour débuter l’étape. Après une heure de marche jusqu’à la Balme, on rejoint les GR réputés : le GR5 et le GR du Tour du Mont Blanc. Autant dire que l’on aura de la compagnie pour gravir les cols du Bonhomme (2329) et de la Croix du Bonhomme (2433 m). Le peu de visibilité ne nous permettra pas d’admirer dans la superbe  traversée en balcon les panoramas, le lac de la Gittaz et  l’impressionnante crête des Gittes ; l’ascension de cette dernière sera au menu de l’après-midi.

010-Ascension-du-col-du-Bonhomme-450.jpgAscension du col du Bonhomme Cliché © Noël David

Après une restauration bien méritée et au chaud, au refuge de la Croix du Bonhomme, nous prenons la direction du refuge de La Lai en quittant le GR du Tour du Mont Blanc. Devant nous se dresse la majestueuse crête des Gittes… et… Oh miracle !  Le ciel s’éclaircit, un panorama saisissant s’ouvre à nos yeux.

011-Refuge-du-col-de-la-Croix-du-Bonomme-et-crête-des-Gittes-450.jpgRefuge du col de la Croix du Bonhomme et crête des Gittes

Cliché © Noël David

012-Crête-des-Gittes-450.jpgLa vertigineuse crête des Gittes, ancien chemin militaire

Cliché © Noël David

Cette traversée restera un moment fort de notre randonnée. La descente au refuge de la Lai s’effectue dans les alpages. Ce refuge est situé sur la route de Bourg-St-Maurice entre la retenue de Roselend et le Cormet de Roselend. Une originalité nous attend : nous passerons la nuit dans une iourte. Journée chargée :  930 m en positif, 980 m en négatif et 9 h de marche.

Dimanche 27 juillet : Refuge de La Lai (1818 m) – Refuge de la Coire (2059 m)

 Beau temps. Départ dans les pâturages sur un sentier parallèle au lac de Roselend.

013-Lac-de-Roselend-450.jpgLe lac de Roselend Cliché © Noël David

De belles vues sur le Beaufortain en particulier sur le versant des Saisies, mais pas de Mont Blanc visible. Puis c’est la montée au Presset sous la mythique Pierra Menta (2714 m), énorme éperon en forme de dent (120 m de paroi verticale) au sommet d’une arrête rocheuse qui sépare le Beaufortain et la Tarentaise.

14-La-Pierra-Menta-450.jpgLa Pierra Menta Cliché © Noël David

Au Presset, nous quittons le GR5 et nous nous dirigeons vers le col du Coin, sans regret pour la Pierra Menta car elle a disparu dans des nuages d’altitude. Du col du Coin au refuge de la Coire, nous faisons une petite incursion dans la Tarentaise. La station de la Plagne, la piste de bobsleigh sont bien visibles. Journée agréable et beaucoup de randonneurs en famille : c’est  dimanche. 7 heures et demie de marche pour 850 m de positif et 610 m de négatif.

15-La-Tarentaise-450.jpgLa Tarentaise Cliché © Noël David

Lundi 28 juillet : Refuge de la Coire (2059 m) – Refuge des Arolles (1908 m)

Le soleil n’est pas au rendez-vous. Du Cormet d’Arêches (2109), à quelques mètres de la Coire nous sommes de retour dans le Beaufortain. Pour commencer, c’est une longue descente jusqu’au lac St-Guérin (1559 m).

16-Lac-de-St-Guérin-et-tête-de-Cuvy-450.jpg Lac de St-Guérin et tête de Cuvy Cliché © Noël David

17-Lac-de-St-Guérin-450.jpgLac de St-Guérin Cliché © Noël David

Une bonne surprise nous attend : une passerelle toute récente nous évite le contournement du lac. Puis c’est la montée au Chalet de l’Alpe et la Tête de Cuvy (1991 m). Aucune vue sur le massif du Mont Blanc : le géant des Alpes s’est masqué avec le ciel qui s’est assombri.

18-la-Passerelle-450.jpgLa passerelle sur le lac de St-Guérin Cliché © Noël David

19-Le-Cormet-d'Arêches-450.jpgLe Cormet d’Arêches Cliché © Noël David

Nous parviendrons au Refuge Les Arolles avec l’arrivée de la pluie. 7 heures et demie de marche, 550 m de positif et 700 m de négatif.

Mardi 29 juillet : Refuge Les Arolles (1908) – Les Chappes Moliessoulaz (1508 m)

Journée pluie… 5 heures sous la pluie… Mais c’est plein d’entrain que nous prenons le départ  (la pluie du matin n’effraie pas le pélerin)…  Et il y a plus mal loti ; pour nous c’est la dernière journée, mais que dire des compères randonneurs, qui demain, repartiront les  godasses gorgées d’eau et les vêtements humides ; on pense à eux.

20-Col-des-Bathies-450.jpgSur le sentier du col de la Bathie Cliché © Noël David

Dans le brouillard, sous la pluie, nous avons maintenu le cap : col de la Bathie (1889 m), col des Lacs (2250 m), une descente au Chalet de l’Aulp de Tours (1906 m) puis une remontée à la Roche Pourrie (2050 m) avant la plongée sur les Chappes (1508 m), pour retrouver les voitures et se mettre au sec.

Le Tour du Beaufortain s’achève et la journée se terminera à Arêches, petite station sympa que l’on découvrira… sous le soleil.

21-Arêches-450.jpgArêches Cliché © Noël David

Mercredi 30 juillet : Retour à Thise.

Ce Tour du Beaufortain restera un bon cru même si les panoramas espérés n’ont pas toujours été au rendez-vous. Quant aux caprices du  ciel, ils nous ont plutôt épargnés.